La péridurale et ses alternatives
Les futures mamans s’interrogent souvent sur leur gestion de la douleur lors de l’accouchement. Pour apporter une réponse à cette question, il faut procéder par étape:
- 1ère étape : la préparation à la naissance
Suivre une préparation à la naissance permet souvent à la maman d’aborder le moment de l’accouchement dans un état psychologique favorable. En effet, les explications et les techniques appréhendées lors de ces séances permettent à la future maman d’avoir davantage confiance en elle et de pouvoir faire face de manière efficace lors du déclenchement du travail.
- 2ème étape : les solutions médicales à la douleur
Il est possible que la préparation à l’accouchement ne suffise pas et que la douleur soit parfois insupportable. Dans ce cas, plusieurs techniques médicales vous seront proposées :
La péridurale
Remboursée par la sécurité sociale, 80 à 90 % des futures mamans en font la demande. Toutefois chacune est libre de refuser la péridurale.
De quoi s’agit-il ?
Le médecin anesthésiste place, après anesthésie locale, un cathéter dans l’espace péridural au niveau de la partie basse de la colonne vertébrale. Un liquide anesthésiant se diffuse alors afin d’insensibiliser le bas du corps.
Ses avantages
- Une participation à l’accouchement sans souffrir. Elle apporte la sérénité sans nuire à l’enfant.
- Une installation simple, rapide et efficace.
- Elle permet de moduler le travail quand celui-ci s’avère long et difficile sans augmenter les douleurs des contractions.
- Elle évite l’anesthésie générale lors de l’utilisation des forceps ou lors d’une césarienne en cours de travail.
- Les progrès des dernières années entraînent une diminution des effets sur les muscles moteurs, ce qui améliore la capacité de pousser à l’expulsion.
La péridurale peut être combinée, en cas d’arrivée tardive au cours du travail, avec une rachianalgésie qui agit immédiatement.
Ses inconvénients
-.Un recours au forceps plus fréquent chez les femmes qui accouchent avec péridurale par rapport à celles qui accouchent sans, l’envie de pousser étant diminuée
- Des maux de dos : leur survenue est rarement due à la seule péridurale qui renforce l’hypermobilité physiologique nécessaire à l’accouchement. Le respect du repos à plat après l’accouchement entraîne la disparition de la plupart de ces douleurs.
- Des maux de tête 2 à 3 jours après l’accouchement dans 1 cas sur 500 péridurales en moyenne. Ils disparaissent complètement après traitement par Blood-Patch.
Ses contre-indications
Elles sont exceptionnelles :
- Les troubles de coagulation, en particulier la chute du nombre de plaquettes.
- Une fièvre inexpliquée et non traitée le jour de l’accouchement.
- Ue infection cutanée au niveau du point de ponction.
Quelle que soit votre décision : rendez-vous chez l’anesthésiste
Toutes les femmes doivent se rendre à la consultation d’anesthésiste car elle est obligatoire.
Vous n’êtes pas obligée de prendre votre décision à l’avance. Vous pouvez demander la péridurale à tout moment pendant le travail.
Parlez-en à l’anesthésiste.
La rachianesthésie
Cette anesthésie est pratiquée pour une césarienne programmée ou en cours de travail lorsque la future maman n’a pas encore de péridurale posée
Ici, contrairement à la péridurale (où le produit anesthésique est diffusé en continu), une seule injection suffit.


